vendredi 3 décembre 2010
La Neige est sacrée
la neige fait le silence elle a etouffé le monde et je le regarde fixement sur un écran il est le milieu des trois le grand pont derriere lui est un petit pont de bois le grand pont c'est lui. moi j'ai peint toute la nuit et la moitié du jour les interminables serpents pythons royaux de ma couverture et mes yeux sont sensibles comme sans paupières ouverts grands comme ceux des poissons morts ils ne clignent presque plus et je le fixe et je jure sur la neige blanche qui a brulé le monde entier dehors que sa bouche rouge bouge il parle comme il le fait toujours du coin des levres en les remuant à peine il me parle dans ses commissures et j'entends quelque chose que je ne comprends pas et j'ecoute quelque chose que je ne comprends pas mais que dans mon coeur je connais c'est un chuchotement un murmure des eclats de verre crystal qui chantent des chansons vertes de rivières et tout est là comme il y a dix ans comme il y a quinze les deux figurants ont disparu et le pont avec, tout est là qui reste avec lui et quand je le regarde je vois tout car il est pour moi l'Autre absolu. c'est dur à croire et je n'ai pas de preuves ni d'explications valables que des grosses larmes impensables que je ne parvient pas à avaler et cette sorte de frisson qui fait se retrecir toute la peau nue de mon crane en chagrin et non ce n'est pas calcul et oui c'est pur , mon coeur est innocent puisque c'est une ame qu'il aime "n'ayant rien demandé et n'ayant rien reçu" j'ai encore juqu'au bout du temps pour le voir il ne sera jamais laid il ne sera jamais vieux si le mystere a un sens je n'aimerai que lui
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire