mardi 4 janvier 2011

Syntone n°7, commentaire,
Ce que tu apelles evanescence je le traduis en nuages.
Il n'y a rien pour moi de plus evanescent que les mouvements des corps immenses qui
se forment et se dechirent dans le ciel et les couleurs emouvantes que leur donne l'inspiration et l'expiration du soleil.(hier soir j'ai surpris un rose de fin des temps qui a flamboyé le temps d'un instant dans le ciel d'hiver)
Tant de gens qui ont en permanence ce spectacle magnifique de l'impermanence au dessus d'eux et qui ne relèvent pas le nez des trottoirs en ciment de la vie au ras des paquerettes rasées pour faire propre, quel dommage , à Paris ils vous ont meme infligé des aspirateurs bruyants pour génocider l'automne et ses feuilles mortes, comment voir alors passer les saisons et passer le temps?
Le temps et le temps sont evanescents.
Tu as raison qui sait un sentiment qui se passe bien au dessus nous, qui peut le savoir?Qui peut savoir ce qu'il sent?.
Sauf l'artiste qui se torture et se passe sur le corps.
Accepter , mon Dieu, accepter de sentir , sans savoir.
Accepter est un stade encore loin devant moi je l'avoue.
Avaler la vie qui s'avale ou qui reste coincée entre la gorge et l'ame comme une morte vivante.
Accepter nom de moi que c'est dur.
Il faut que je mange.
Pour ne pas rester immobile.
Il faut se manger pour vivre.

Aucun commentaire: