
Suite à notre conversation de fantômes, je relis le loup de steppes d'Herman H., en écoutant Arthur H. entre-lignes, c'est chouette car le seul endroit très bien rangé de ma maison,celui par lequel j'ai commencé mon grand nettoyage de printemps, c'est justement la bibliothèque, j'ai trouvé le loup tout de suite. Sur la couverture du livre il n'y a pas de loup, dommage moi je le vois bien le loup des steppes il est de la couleur des steppes ou loup blanc quand il neige et quand il vente il est loup couleur du vent avec des yeux d'or le jour et la nuit d'étoiles d'argent mais quand il hurle et quand il dort cela fait peur même au silence tellement de solitude dans cette toute petite ombre galopante poussière dans l'immensité des steppes grisante liberté livrée aux affres du vertige horyzontal que connait aussi le marin sur la mer et moi qui dessine au pied des arbres centenaires; non pas de loup sur la couverture mais un homme qui en est un pour lui- même (H.) surtout celui-là surpris sur son balcon qui se detourne de la vision de la foule dans son ombre forte intérieure en contre-jour pour vomir sa race humaine la bouche bée de ce qu'il voit les yeux restés à jamais ecarquillés après bien longtemps après la lumière du soleil dans le noir et les mains seulement encore libres de courir à deux solitaires sur la steppe comme le loup pour écrire son témoignage de l'enfer des autres dont personne n'est jamais revenu.

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