dimanche 27 mars 2011

Et si même la Terre tremble, qui va nous porter?

"Après le tremblement de terre", quelle belle idée de fil qui relie les nouvelles de Murakami,les souvenirs, les traumatismes de chacun différent et differemment remué par le même tremblement, unique, et leur histoire, intime, remuée aussi en dedans et qui remonte, remonte dehors à la surface mortelle de la vie.
Et si même la terre tremble , alors qui va nous porter?
Sinon nous qu'on porte soi-même, chacun pris, dans ses propres bras enlacé, chacun seul only ne peut que contre soi se srrer pour s'arrêter un peu de trembler, comme ça, comme des feuilles fragiles, et pour consoler l'autre , il faudrait quatre bras réunis, ne faire qu'un nous ensemble toi et moi , au lieu de quoi tu as eu chaud et moi j'ai froid , où est et qui a le monde tiède de nos rêves, englouti?

2 commentaires:

Unknown a dit…

"et pour consoler l'autre , il faudrait quatre bras réunis, ne faire qu'un nous ensemble toi et moi"...comment accompagner ceux qui tremblent et précisément nos proches en fin de vie? Que dire? Que faire? La belle empathie ne sert à rien, elle nous emporte juste dans la même souffrance que celui qui se meurt. Si tu as une idée toi dont je lis souvent les mots...parce qu'enfin j'ai l'impression que tu sais regarder la mort et les corps qui se dégradent en face, moi je n'y arrive pas.

vita a dit…

sev,
Il y a deux mois j'ai trouvé mon père par terre à moitié paralysé par un avc dans la cuisine, pendant deux mois j'ai connu l'univers impitoyable et pitoyable des hôpitaux, et je l'ai vu lui, mon papa,devenir tout vieux et tout petit, attaché sur un lit avec plein de tubes dans son nez et ses bras et dans son ventre, et tu sais sev j'ai beau avoir une maison pleine de crânes et de squelettes ,et de morts eternellement flottants dans le formol, je n'étais pas preparée à cela, ni plus forte que toi pour l'affronter, tout ce que je peux te dire pour t'aider, c'est que la première nuit après que mon Papa soit tombé, j'étais avec deux amis qui m'ont écouté parler de lui et pleurer et puis le reste de la nuit j'ai écouté dans le noir toute seule, de la musique , Serge Gainsbourg et Chostakovitch et Bach et Mozart et je crois en l'art et que lui peut sauver laq vie, et l'art m'a aidé ,et l'art et mes amis .Ne soit pas si amère envers l'empathie,l'art et les amis ç'en est.Mon père va mieux et ce n'était pas son heure mais j'ai eu si peur que j'ai peur de te blesser, toi qui traverse ça, avec mes mots qui ne sont que mes mots, j'ai foi en la vie et je crois, vraiment, qu'elle ne peut pas disparaitre.
J'espère que tu t'accrocheras,
tu as un nom qui me fait penser au sang qui monte, qui coule et qui monte dans les veines et les nervures des arbres.