dimanche 3 avril 2011

Aujourd'hui les voisins du bout du chemin ont fait couper le grand sapin noir qui poussait devant leur maison, coupé pour une histoire de fosse sceptique qu'il gênait de ses racines soit-disant, coupé pour preserver la tombe de la merde humaine, je suis sortie à ce moment là il était encore à sa place du ciel qu'il habitait avec les oiseaux et les écureuils qui l'habitaient, un très court instant je l'ai regardé là pour toujours dans le ciel avant qu'il ne tombe debout et droit comme un homme dans un grand craquement funèbre. Personne ne l'a pleuré sauf moi et toutes les vies minuscules ,tous les oiseaux perdus, desemparés dans ce coin de ciel vide désormais béant où le vent n'ira plus chanter.

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