mardi 5 avril 2011

Qui se tait.

Qui se tait, qui se fourre la tête dans un trou, qui mord mon oreiller et qui pleure et dessine pour qu'elle s'arrête le plus longtemps possible de respirer ma conscience, étouffer ma conscience, c'est moi cette vieille petite fille gâtée dévorée par ce serpent qui ne demande qu'à se sortir ou à rentrer et se tordre mais finit par se tordre à mon cou et toute seule sur mon lit perdue comme un corps à la mer, disparu mais pas mort, je me tords sur moi-même sur le ventre comme un ver nu qui s'étrangle.
Comme un noeud coulant me serre, mes pensées me sortent de la tête telles une langue bleu gonflé de mongolfière de pendu ou noire de vipères animales biscornues et brillantes ,il arrive qu'elles éclatent toutes mes langues en méduses rouges et vertes et or et feu, il arrive que mes pieds ne touchent presque plus terre tous les deux en même temps mais je ne me pend toujours pas. doucement je résiste,lentement, je respire en fumant, je me balance un ptit peu ce qui fait souffrir encore plus mais donne de voir les feuilles nouvelles faire des allées et des grandes vôutes de voluptes et de fumée verte qui s'enroulent dans les airs laissant des diamants liquides qui bougent quand le vent s'engouffre ou chuchote dans les feuilles dans le ciel ou les fait s'incliner.

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