lundi 4 avril 2011

" Make your own, like he did. "

Tous ces mots pour le Vent, qu'il les emporte tous, qu'il les emporte loin, hors de ma vue d'où il est celui qui est dans mon coeur, celui que j'ai dans le ventre, celui qui ne se retourne pas, qui prend et qui serre et la lâche dans le vide ma main, ma main maudite de toutes les lettres mortes, de tous les mots non-dits, de ceux écrits trop vite et de ceux dits de trop, de ceux qu'on ne retrouve jamais.

Quant aux images données , je devrais pourtant savoir, moi qui vois bien, qu'une image donnée ne se reprend que par l'oubli et qu'oublier est un choix qui ne se reprend que par la liberté qui ne se reprend pas.

Je n'arrive pas à refaire ce qui j'ai fait une fois pour toutes, ça compte les mots ça coute les images, tout ce qui coule en gouttes de soi , toutes sont comptées.

ici, dites moi combien vous êtes humains?

Ici nous ne sommes, les uns pour les autres, que des images.

Des images de corps qui n'en sont pas car ne peuvent pas se toucher les images se retouchent mais ne se touchent pas même sur le papier , ils ne trouveront jamais comment se toucher entre humains avec des machines,je te le dis, l'humain ça ne s'invente pas.

Il y a que je fais toujours le mauvais pas, ou le mauvais rêve , je monte et monte la montagne et plus je te vois et plus ta beauté devient magnifique, ciselée, délicatement exespérante, elle tend vers moi son âme fine son corps masculin et là je fais le mauvais pas .

C'est à se fracasser la tête en mille miroirs brisés, c'est sept mille lieues de désespoir.

D'être comme ça, impulsivement vipère dès que ça s'accélère, les battements,les pulsations, les manques d'air et je ne sais pas me freiner,je ne sais plus me tenir, c'est plus fort que moi, c'est un mouvement d'humeur, un mouvement du coeur,un émoi Vif, ça ne s'empêche pas, c'est comme de pleurer, c'est un éclat, un coup de canif dans le voeu de silence du brouhaha du monde qui bourdonne dense, qui fredonne doux.

C'est n'importe quoi.

Il y a peu d'abeilles dans le verger de mon père ce printemps , chaque année, il y en a de moins en moins qui butinent dans les cerisiers en fleurs de boules de neiges et dans les pommiers roses et les poiriers blancs ,il y aura moins de fruits cet été et plus jamais de pommes de pin sous le grand sapin des voisins du bout.

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