mardi 10 mai 2011

L e matin de ma mort

Vous qui n êtes personne devant moi vous pouvez toujours me soutenir en sourdine en biais tout bas que je suis folle puisque je m en fous, je persiste , tout est faux, les noms , les photos des visages et leurs corps , ces images sont fausses car elles ne durent pas, elles fondent comme neiges aux lumières éternelles des miennes qui se surperposent sur elles comme une eclipse, c est ton visage qui me fait rêver ,rien que lui, je n ai jamais trouvé seulement une once de ressemblance avec toi chez quiquonque qu ils soient tchèques ou lettoniens ou allemands ou hollandais ou français, c est comme les crânes des hommes et des femmes sur mon buffet de cuisine qui n ont plus de pays car ils n ont plus de visage non plus ,je sais que c est toi car ils se ressemblent .
C est effrayant parfois d aimer ainsi , je sais déjà que si je ne te revoyais jamais de la vie ma première pensée du dernier matin sera pour toi.

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